Seizième billet

20/08/2006 19:15 par audeladesmots

Il faut garder la positive attitude , que l'on soit seul ou accompagné, que l'on ait du boulot ou pas, que même s'il y a des jours négatifs la grand partie de notre vie est positive et c'est pour cela qu'elle mérite d'être vécue, que chacun a sa chacune sur cette planète et qu'il faut parfois mieux vivre seul plutôt que mal accompagné, et que cela vaut la peine d'attendre si la personne qui vient est celle avec qui on peut faire des projets et les vivre. Car ce sont nos projets qui nous font avancer, que cela soit dans la vie professionnel, sentimentale ou quotidienne, dès que nous naissons , on nous donne des buts, manger, marcher, aller au pot, marcher, courir, se laver les dents, se nettoyer seul, aller à l'école pour passer dans la classe supérieure, avoir ses exams, passer son permis, être responsable, avoir un boulot, une maison, un mari ou femme, des enfants etc etc, faire des projets de vacances, on ne fait que cela toute notre vie, pour nous dire une fois plus vieux que nous avions fais ce que nous voulions en grande partie et ensuite nous avons nos rêves, certains les réaliseront d'autres pas  mais qu'ils se réalisent ou non ils nous font avancer et nous motivent, on a envie de les partager avec ceux qu'on aime, je dirais au grand dam de Nathalie que la vie est belle... même si elle m'a paru terne ce we, après tout nul n'est parfait.

Quinzième billet

18/08/2006 16:36 par audeladesmots

En parlant de page qui se tourne, chaque jour de notre vie en est une, c'est comme si au commencement, nous ouvrions un livre, et que nous écrivions au fil des jours notre vie, écriture malhabile au début, difficulté de trouver des mots, puis de longues pages de couvrent de souvenirs, de difficultés rencontrées, d'amour, d'amitié, de blessures, ensuite elles redeviennent moins complètes, l'âge avançant et l'écriture à la fin redevient chevrotante, tremblante, l'écriture disparaît au fil du temps, les pages du livre se jaunissent, le livre terminera sur une étagère et la poussière le recouvrira, jusqu'à ce qu'il brûle, ou aille à la poubelle. 

L'humain est pareil, il apprend à marcher, courir, découvrir le monde qui l'entoure, lire, écrire, grandit, ses gestes sont adroits, il en profite une longue partie de sa vie, puis se tasse, ses gestes sont plus difficiles, moins surs, a du mal à manger. Les parents aident les enfants à grandir, les enfants aident les parents à vieillir, en fait la vie est bien faite, elle nous donne à chacun l'opportunité de redonner à nos parents ce qu'ils nous ont offert pendant nos jeunes années. Quoiqu'il en soit, on naît poussière et on redevient poussière.

 Je me suis souvent demandé pourquoi vivait-on ? Pourquoi j'ai vu le jour en tant que fille plutôt qu'en garçon, pourquoi d'ailleurs suis-je née ? J'ai sans doute un rôle à tenir, peut-être celui de rendre un homme heureux, de donner un jour la vie à mon tour, de prendre soin de mes parents, de les aimer comme ils m'aiment, de choyer mon chat, d'être la fantaisiste que je suis, de vivre dans mon monde bien à moi en voulant repousser de toutes mes forces cette violence et croire encore que le monde peut-être beau, par sa nature, par la beauté des paysages qu'il nous offre, par la vie tout simplement.  

 

 A trente ans, heure du bilan, ma trentaine à moi, elle approche, et comme j'ai déjà dit, je suis sûre qu'elle m'ouvrira plus de portes que ma vingtaine ne m'en a ouvert, ces deux dernières années sont belles, je suis plus positive que négative, j'ai traversé des périodes moralement difficiles sans doute parce que j'avais fais de mauvais choix, que j'avais accordé ma confiance à de mauvaises personnes qui en ont profité et m'ont quelque part détruite. Devrais je leur dire merci parce que finalement je me suis reconstruite en prenant conscience que partout il y a des gens indifférent aux sentiments des autres, qui ne recherchent qu'un profit, et dès qu'ils l'ont obtenu s'en aillent comme ils étaient venus. 

Quatorzième billet

17/08/2006 08:45 par audeladesmots

Pourquoi crée t’on un blog ? Dans un vieux journal : ils mettent que le blogueur type est une femme entre 15 et 24 ans, lol et moi qui en ait 29… Et que l’on se crée un blog pour combler la solitude du moment, pas idiot comme raisonnement, c’est vrai mais aussi pour tenir une sorte de journal de sa vie, histoire de garder une trace de sa vie quelque part, d’où l’intérêt d’imprimer les écrits cela c’est moi qui le dit . Phrase découverte dans un blog et qui donne à réfléchir aussi : « Le but de la vie est la mort », je trouve cela sinistre et c’est une jeune qui l’a écrit, et en conclusion de l’article ils rajoutent, qu’il ne faut pas tomber dans l’indépendance de l’informatique, car les frontières entre la mesure et l’excès sont aussi floues qu’un horizon plombé par les nuages.

 Je pense en effet qu’il ne faut pas grand-chose pour se perdre dans cette semi réalité qui est le net , surtout quand on se sent seul ou quand on est seul, il ne faut pas rester enfermé chez soi, sur le net, sous prétexte que l’on a pas d’ami de disponible, ou autre, j’avoue que pendant mes vacances, je suis souvent restée chez moi mais pas inactive et pas collée sur l’ordi 24/24 dieu merci, sinon j’aurais les touches de l’ordi gravées au bout de mes doigts.

 De plus en plus de choses se vendent par le net et finalement cela incite les gens à rester chez eux, pourquoi aller chercher un cd en ville, trouver une place de parking, se taper la queue aux caisses, alors qu’en quelques clics tout est fait ? J’avoue je fais partie de cette catégorie, non pas pour éviter les gens, plutôt par gain de temps, mais dans ces cas là autant mettre le temps qu’on gagne à faire de belles ballades auprès de la nature qui a tant de choses à nous offrir.  

 

 

Treizième billet

16/08/2006 09:15 par audeladesmots

Je suis allée faire un tour sur le blog comme Sandrine, comme tous les jours d’ailleurs, et c’est vrai que je dis que nous ne sommes pas à plaindre etc, mais cela n’est pas toujours évident d’être gaie, il y a des périodes ou nous sommes nostalgiques, ou on a l’impression de n’être pas à sa place, qu’il nous manque quelque chose pour être bien, de faire les gestes mécaniquement ou de vivre notre vie en spectateur, que c’est quelqu’un d’autre qui fait les choses, on a la tête dans un cocon de nuages et nos idées n’arrivent pas à trouver leur place, tout comme il y a des jours ou on aimerait que l’été soit là avec ses beaux jours, de sentir la fraîcheur des matins de printemps, de pique niquer au bord de l’eau le soir et d’écouter les bruits de l’eau ainsi que des habitants du soir (grenouilles, criquets etc….) on ne peut pas être joyeux tout le temps, j’aimerais tout plaquer quelques fois pour aller recommencer ailleurs, sans réfléchir aux conséquences, vivre une autre vie que celle qui est la mienne. On a aussi envie de retourner en arrière, de retrouver la quiétude que l’on ressentait enfant, c’est peut-être pour cela que je fais des retours en arrière grâce à la musique, certaines nous bercent et nous rappellent des souvenirs, malheureusement le passé est le passé, c’est bien pour les mauvaises choses mais pour les bonnes cela l’est moins, il ne faut pas regarder en arrière mais vers l’avenir, je pense qu’on a le temps de se retourner sur soi quand nous arrivons à l’âge des seniors, et alors on regrettera ces périodes ou on s’apitoyait sur notre sort car finalement il n’est pas si à plaindre que cela. La trentaine est proche c’est vrai mais cela n’est pas une tare, moi j’ai envie d’y être car je me dis qu’elle est pleine de promesses et on a la chance d’avoir un peu d’expérience de la vie, on est libres et qui nous empêche de faire des projets et de les exécuter ? L’important c’est de prendre du temps pour soi, pour être en famille et profiter des moments de la vie, moi je devrais essayer de le faire, et essayer de ne plus gâcher ces moments justement par des questions qui n’ont pas de réponses pour le moment ou qui n’en auront que plus tard, je me pose des questions sur l’avenir, et cela m’angoisse alors que je devrais vivre les jours présents, car ma vie c’est celle là, à moi de l’améliorer pour arriver à dire que je suis heureuse, ce que je ne sais malheureusement pas à faire. Je peux dire que je suis contente mais je suis heureuse je n’y arrive pas, si on me pose la question, je ne saurais y répondre.

Je pense que durant toute notre vie nous grandissons et grandir cela n’est pas si beau qu’on veut bien nous le laisser croire quand nous sommes enfants, il faut passer par des étapes, qui ne sont pas toujours faciles, mais quand on réussit à les surmonter, nous sommes contents, et c’est peut-être cela la clé de la réussite, passer par-dessus les étapes que l’on nous donne à franchir.

 

Douzième billet

15/08/2006 15:11 par audeladesmots

Ecriture, qu'est ce que c'est ? De quand cela date ? Système de signes adoptés pour reproduire matériellement les mots du langage d'après le dictionnaire. Celle de l'écriture proprement dite, est de copier les sons.  

 Mais il en existe sous plusieurs formes, on parle d'écriture comptable, l'écriture celle que l'on connaît de tous les jours, que l'on peut retrouver sur une enveloppe par un autre destinataire.  

 De l'écriture est née la graphologie, qui sert à cerner la personnalité de quelqu'un rien qu'avec sa propre écriture. On est gauchers ou droitiers, et chaque personne a son propre tracé, un peu comme des empreintes digitales.  

 Tout cela pour dire que je m'aperçois que pour moi écrire, je dis écrire sur mon blog, mais en fait je tape sur un clavier pour composer des mots, j'ai du reprendre ma main pour écrire pour ma maman, et je me suis rendue compte que moins j'écrivais plus j'avais du mal à écrire sur papier, mes mots sont de moins en moins lisibles, j'ai pris tellement l'habitude de tout faire par l'ordinateur que dès qu'il s'agit de reprendre un crayon, je ne suis plus aussi à l'aise, je trouve que j'écris mal, bon j'ai jamais trop bien écrit vue que je suis gauchère mais enfin, cela ne va pas en s'arrangeant. Je devrais plus prendre la plume que le clavier mais comment faire mon blog dans ce cas là ?

Ecrire sans fin, pour ne plus avoir à penser, pour coucher ses pensées sur le papier afin de pouvoir les oublier, écrire pour pouvoir se décharger, pour pouvoir noter les mots sans avoir à les prononcer, pour ensuite déchirer le papier et le jeter à la poubelle, comme si en faisant ce geste, on pouvait gommer nos problèmes ou ce qui nous trotte dans la tête à longueur de journée.
 
Comme si en écrivant, nous pouvions extérioriser nos sentiments, comme si on pouvait mettre des mots sur ce que l'on est incapable d'expliquer. Comment relater le fait de subir la vie ou de la vivre en pensant être ailleurs ? De faire les gestes mécaniquement, comme si nous étions spectateurs ou dirigés par une main invisible guidant nos fils au gré de ses envies ? Comment expliquer le fait d'être envahie d'amertume, que j'ai l'impression d'avoir l'âme grise, alors que je n'ai aucune raison particulière pour être ainsi.

Onzième billet

11/08/2006 08:15 par audeladesmots

Le passage qui allait suivre était tirée de la série 7 à la Maison diffusé mercredi sur TF1, cela fait réfléchir...
 
Il n'y a pas si longtemps, le dimanche était consacré à la messe, à la lecture, aux discussions, à la détente, aux réflexions, sur ce qui s'était passé, la semaine avant, à des événements, sur son comportement, on pouvait aller voir un membre de sa famille ou un proche pour prendre des nouvelles, quand le soir tombait, tout le monde était reposé et attendait la semaine qui suivait, tout le monde pensait à de bonnes résolutions, être plus gentil, meilleur et plus travailleur.
 
Il n'y a si longtemps, les commerces étaient fermés, quand nos parents étaient petits, ils profitaient de leur dimanche, ils avaient donc 52 jours de plus par an, les enfants avaient de vraies vacances d'été, 3 mois en plus de jeux, de rire, de liberté, 3 mois sans école, sans devoir, 3 mois de vraie enfance, l'été tout était différent, les nuits étaient plus longues, plus chaudes, les enfants restaient debout plus tard, faisaient des grasses matinées les lendemains.
 
Aujourd'hui c'est fini, les écoliers n'ont plus le droit à ces vraies vacances d'été, ils ont perdu 3 mois de leur enfance par an, et nous avons aussi perdu nos dimanches, il y a des gens que cela arrange, ils peuvent ainsi faire des activités sérieuses, ont du travail à rattraper, 52 jours de plus à consacrer à ces activités, les enfants ont tellement de devoirs ou de travail pendant la semaine qu'ils travaillent aussi le dimanche, c'est vrai qu'on ne travaille pas tous les dimanches, même si ce jour est devenu aussi actif, c'est devenu un jour ordinaire et nous nous demandons pourquoi nos enfants grandissent si vite...
 
Pourquoi de pauvres gens cherchent l'oubli dans l'alcool, la drogue, que nous donnerions nous pas pour un peu de tendresse ? Pourquoi mettre une relation en péril en  précipitant son évolution naturelle ? Serait ce en partie parce qu'on a 52 jours de moins à consacrer à la réflexion , la détente et aux discussions avec des gens à qui nous tenons ?
 
En tout cela fait 520 jours en 10 ans, si on multiplie par 2, cela fait 1040 jours en 20 ans que l'on nous vole, notre vie a raccourcit de plus de 1000 jours tout cela parce que les dimanches sont devenus des jours comme les autres. Les gens sont fatigués, stressés, s'énervent trop facilement parce qu'ils n'ont pas le temps de faire ce qu'ils ont à faire, ni de faire ce qu'ils ont envie de faire, la génération de nos parents est déjà stressée, vous imaginez la nôtre ? Comment nous sentirions nous dans 20 ou 30 ans ?
 
Nos dimanches sont-ils à jamais perdus ? Nous avons une bonne raison de résister, en perdant nos dimanches, nous perdons une part de nous-mêmes... alors cela vaut bien quelques efforts non ??
 
Mes commentaires : cela veut dire donc qu'à ce jour, j'ai 30 ans et j'ai perdu 1560 jours de ma vie ? Quand même, je ne suis pas convaincue, mais bon c'est vrai que les traditions du dimanche, jour du seigneur se perdent, je peux dire que ces derniers dimanches ont été consacrés à regarder la télé, aller sur internet, regarder les maisons, cela nous est arrivés de faire du linge le dimanche mais bon c'est occasionnel, maintenant si on va dans ce sens ,quand je recherche des images pour le forum ou que je crée des fonds etc, c'est du temps de travail en quelque sorte puisque c'est pour le club et non pour moi, même si à la base personne ne m'a jamais rien demandé. 
 
Je reconnais par contre que je suis stressée, fatiguée, c'est pas nouveau j'en ai déjà parlé, mais c'est ainsi, mes dimanches ne sont pas tous liés à des activités de boulot, heureusement d'ailleurs mais je sais que c'est le cas pour certaines personnes et je ne les envies pas, je sais qu'on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Je cours toujours après le temps et finalement ce qui a été dit dans une série TV est très réaliste.

Dixième billet

10/08/2006 09:39 par audeladesmots

 Je m’appelle Solitude, à la définition du dictionnaire : situation de quelqu’un qui se trouve sans compagnie, séparé, momentanément ou durablement de ses semblables, du synonyme : isolement. Et pourtant on oublie dans le terme solitude qui peut être entourée mais se sent terriblement seule, c’est mon cas par moments. 

 Dans ces cas là, on redoute le fait d’aller se coucher dans la nuit noire car aussitôt la lumière éteinte, on se retrouve désarmée, face à ses peurs, qui ne sont d’ailleurs pas explicables et sans personne pour les comprendre, on les affronte aussi le jour parmi les gens, on se fond dans cette masse remuante et égoïste en essayant de comprendre le malaise qu’on ressent à ce moment là et toujours ce vide en soi si présent.

Je suis présente physiquement mais je dérive déjà ailleurs, comme mardi dernier au cours de danse, je faisais les pas mécaniquement, je regardais par la fenêtre admirant les tons violets et roses de ce ciel qui commençait déjà à noircir. J’aime pas être dans cet état d’esprit, dans ces cas là pas envie de parler, je répond par monosyllabes, j’évite les gens autant que possible car je ne suis pas à ma place parmi eux, par écrit cela va, je parle par l’intermédiaire des forums, par mail, par mp, je me protège à l’intérieur de ma bulle que je me construit jusqu’à ce que je décide de la briser et que je sors de cette torpeur dans laquelle je me plonge. 

 Le truc c’est que maintenant il y a quelqu’un qui partage tout cela, et que je vais devoir faire un minimum d’effort pour ne pas créer cette jolie bubulle si confortable et si protectrice, je suis au contact de gens tous les jours, je fais donc des efforts mais si je pouvais, je resterais bien chez moi loin de ce monde si angoissant, car finalement ma solitude n’est pas t’elle pas de vieilles angoisses qui remontent  à la surface à cause de mon changement de vie peut-être ? 

 Et pourtant je suis entourée, mais tellement seule…..

Neuvième billet

09/08/2006 08:59 par audeladesmots

On croit vous connaître et finalement, personne ne se connaît véritablement, quand vous êtes enfant, on essaie de savoir à qui vous ressemblez le plus, le père, la mère ? Le facteur...   

Qui qu’on soit on juge à un moment ou à un autre, pourquoi ??? Parce que c’est dans la nature humaine sans aucun doute, et pourtant on ne connaît guère les gens, tant que l’on ne vit pas avec eux ou qu’on les voit assez souvent.  Je dirais que dans mon entourage ceux qui me connaissent le plus sont mes parents, c’est une évidence et Antoine par le fait de se parler depuis 6 ans en octobre. Ensuite vient Hélène par nos ressemblances, malgré le fait que je ne la connais pas depuis longtemps c’est tout de même comique les moi aussi que nous avons ensemble. Virginie, justement parce qu’elle fréquente Hélène (en amitié) et donc arrive à me percevoir. Nathalie aussi parce qu’elle me voit tous les jours et que nous faisons des activités ensemble. Et voilà. Et attention je ne prétends pas connaître à fond ces personnes, tout le monde a un jardin secret, et certains secrets ne sont jamais dévoilés.  

Huitième billet

08/08/2006 13:44 par audeladesmots

Sinon il y a des jours ou j'ai envie de remonter quelques années en arrière pour retrouver un peu mon espace, mon enfance, certaines odeurs me manquent, des souvenirs remontent, j'allais faire les courses avec mes parents tous les samedis matins, maintenant je ne le fais plus, envie d'avoir le pain grillé qui me remonte aux narines le dimanche matin, quand moi j'étais dans ma chambre et qu'ils me faisaient la surprise d'en faire. Envie de repartir chez ma grand-mère et d'entendre les murmures de la radio alors que je dormais dans la pièce d'à côté, de sentir sa poudre qu'elle mettait sur son visage, de retrouver le chat parmi les perruques et de l'entendre me dire lorsque j'étais trop impatiente son "Minute papillon". Envie de faire une ballade dans les bois avec mes parents pour aller chercher du muguet et des fleurs bleues, souvenir d'après midi ou ils ressortaient les vinyls et passaient de vieux succès qui ont bercé ma jeunesse  comme Christophe, Claude Francois, les Vagabonds, Forbans, Sheila, Michèle Torr, Sardou, Hallyday et toute la clique, déçue de ne pouvoir remettre la main sur des cassettes audio qui avaient été faites lors de repas de Noel ou on m'entends parler, en train de me battre avec mon ami d'enfance avec qui j'ai partagé pas mal de jeux, de ballades dans les bois aussi avec lui, des aventures imaginaires ou je pleurais parce que je devais le quitter, envie de revoir certains visages que nous perdons au fil du temps (dont fait partie aussi mon ami d'enfance qui n'habite pourtant pas loin et dont j'ai des nouvelles par la maman), que la vie sépare mais à qui il nous arrive de penser par moments, premiers émois amoureux d'ou on connait les premières déceptions quand cela n'est pas réciproque....  hummmmmmmmmm que c'est dur de vieillir.
 
Pourquoi maintenant ? Peut etre parce que lorsque je descends la cage d'escalier le matin, cela sent certains jours, le pain grillé, que j'entends sur la route que je fais à pied, le bruit du micro ondes qui annonce la fin de la cuisson, peut etre parce que samedi c'était le 1er juillet et cela annonce les vacances tout simplement, que l'année dernière je partais et pas cette année. Bref un peu de mélancolie et la fatigue n'aide pas.

Septième billet

08/08/2006 13:42 par audeladesmots

Vivre sa vie à fond, je veux dire la croquer à pleines dents sans penser au lendemain.
Sourire aux autres et on nous sourira. Prendre conscience que chaque chose que la vie donne peut être belle si nous savons en faire bon usage. Je me dis que j'aimerais aller un matin au bord de la mer pour marcher et m'oxygéner mais si au lieu de me le dire le samedi matin quand je me réveilles, je me bougeais les fesses et j'y allais ? Regarder l'heure qui passe c'est bien, vivre c'est encore mieux. Il ne faut pas se retourner derrière soi, il faut aller de l'avant et encore de l'avant, nous aurons bien de le temps de nous retourner quand nous serons plus vieux, il faut laisser les mauvais moments et conserver les bons dans un petit coin de sa mémoire que l'on peut ressortir de temps en temps pour ne pas oublier qui nous sommes. IL faut prendre ce qu'on nous offre et offrir un sourire en échange...
 
Je ne sais pas ce que j'ai, j'ai envie de penser positif, de me dire que le plus dur est derrière moi, que j'ai tout pour être heureuse et qu'il faut que je le sois pour ceux qui connaissent le malheur dans leur vie, que je dois être reconnaissante pour chaque jour qui passe et pour le fait que je sois en bonne santé, j'ai envie de faire des choses que j'aime sans me prendre la tête, pour me dire que plus tard j'ai pris la bonne décision, que c'était ainsi et pas autrement. Je l'ai déjà dit mais j'ai envie de mettre cela en application.
 
Comme dirait Audrey, une bloggeuse il faudrait réaliser trois rêves et se donner le moyen de le faire et une fois concrétisés il faudrait de nouveau en faire trois autres, je trouve cela beau comme mentalité.